La haute gastronomie, une marque de luxe comme les autres
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La haute gastronomie, une marque de luxe comme les autres?

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04 Nov La haute gastronomie, une marque de luxe comme les autres?

Le club Luxe EMLYON FOREVER lance le débat entre six acteurs du secteur de la gastronomie: Caroline Raymond, Directrice marketing et communication du groupe Anne-Sophie Pic, Laurent Plantier, ancien Directeur Général du Groupe Alain Ducasse, Laurent André, Chef des cuisines de l’Hôtel Royal Monceau, Hugues Pouget, Fondateur de Hugo et Viktor, Charles de Saint-Vincent, Président Directeur Général de Caviar Boutary et Nicolas Bergerault, Co-fondateur et Directeur Général de l’Atelier des Chefs.

Caractéristiques d’un restaurant gastronomique – Quelle(s) similitude(s) avec une marque de luxe?
A l’instar d’une marque de luxe, un restaurant gastronomique doit avoir une histoire et le cuisinier, un message, le tout créant une magie d’ensemble, d’après L. Plantier. Selon C. Raymond, le client vit une expérience sensorielle où la vue, l’odorat et le goût participent à l’appréciation des plats, le toucher et l’ouïe y contribuant également. L’expérience du client doit laisser une « empreinte mémorielle » chez celui-ci. C. de Saint-Vincent confirme que ce moment doit être extraordinaire, de la reservation dans un restaurant ou l’achat d’un produit gastronomique en boutique jusque chez le client, ajoute H. Pouget.

Émergence de marques dans la haute gastronomie 
En se référant au pionnier Paul Bocuse, de nombreux chefs cuisiniers ont développé leur propre marque, aidés par l’émergence de plusieurs émissions télévisées qui ont redonné aux métiers de bouche leur titre de noblesse. La majorité des intervenants définissent le luxe comme “l’extraordinaire des gens ordinaires” et reconnaissent s’inspirer d’autres modèles de marques de luxe telles que Hermès, Dom Pérignon, Nespresso… D’après C. Raymond, l’important est de garder une cohérence entre ce que l’on est, notamment dans le cadre d’une marque patronymique, et ce que l’on offre. Ceci implique d’avoir défini au préalable un univers et une identité culinaire et de savoir transmettre “sa vision du monde à travers une assiette”. L. Plantier va même plus loin: “on vend un fantasme”.

En haute gastronomie, pas de marques de produit mais des marques expérientielles
La recherche de la perfection est quotidienne car en haute gastronomie, la marque se construit non pas grâce à un produit mais à travers l’expérience du client. La créativité est bien au coeur de la gastronomie de luxe. H. Pouget estime que “la différence entre un restaurant trois étoiles et un restaurant deux étoiles, c’est justement la différence que l’on ne peut expliquer”. C. Raymond insiste en ajoutant que la capacité à sublimer les produits, à les rendre exceptionnels, est difficilement mesurable d’un point de vue monétaire mais elle en justifie le prix…Elle conclut en rappelant que vivre une expérience gastronomique, c’est avant tout entrer dans l’univers de l’artiste, où chaque plat a et est une histoire.

Merci à mon amie Caroline Reverdy de m’avoir offert l’opportunité de rédiger ce premier article pour son chouette blog: http://www.odoratnews.com/

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